samedi 29 mars 2014

Mes impressions à Tel Aviv

Tel Aviv est une ville de bric et de broc. Sur le front de mer se succèdent les hôtels de luxe et des bâtiments en ruine... Certains quartiers sont franchement sales, d'autant plus qu'il y a énormément de chiens (y compris sur la plage) et les cacas qui vont avec. Certains quartiers sont plus soignés et des complexes culturels modernes poussent un peu partout. On alterne modernisme et vieilles constructions négligées.
La gloire de la ville, c'est le boulevard Rothschild, bordé de maisons Bauhaus, certaines bien restaurées et d'autres, sans surprise, à l'abandon.


Tel Aviv , jour de sabbat

C'est comme un dimanche chez nous dans les villes non touristiques, sauf que c'est pire encore, vu que les transports en commun ne fonctionnent pas. La plupart des magasins sont fermés, notamment les grandes enseignes comme Zara ou Mango, le marché du Carmel (que tous les guides conseillent pour l'animation) est fermé aussi; on trouve juste quelques petites boutiques de quartier style des magasins marocains ou turcs de Bruxelles, et des restaurants, sauf bien sûr les kasher.
Mais à la plage c'est la folie, tout le monde est là; les familles font des barbecues dans les parcs, les cafés sont pleins, et les voitures font la file pour trouver un parking.
Surprise: Tel Aviv est rempli de Russes. Mon réceptionniste m'a dit que l'immigration russe est concentrée ici, surtout des retraités. Depuis peu, un afflux d'Ukrainiens. Et beaucoup de Russes qui n'émigrent pas passent leurs vacances ici. Tous les restaurants affichent une carte en russe, et l'on mage russe partout, y compris à mon hôtel.


vendredi 28 mars 2014

Tel Aviv

Et me voici à Tel Aviv. Exit les hommes en chapeau noir et place aux shorts et aux bikinis, sabbat ou pas.
J'ai troqué mon YMCA historique pour un hôtel moderne en bord de mer (enfin presque). La plomberie de la salle de bains est d'avant-garde et j'ai même une kitchenette si l'envie de fristouiller me prend soudain.
Le front de mer est une longue plage bordée par une promenade et les hôtels de luxe. Beaucoup de monde et de trafic (pas de bus, alors tout le monde tourne avec sa voiture pour trouver un parking)
ce que je vois de mon balcon

mon hôtel

vue de la plage et de la digue

Césarée

Je me suis donnée beaucoup de mal pour aller à Césarée, et j'ai été déçue. Césarée est une ville immense construite en bord de mer par Hérode le grand
 (encore lui, c'était le Léopold II de l'époque). En ruines bien sûr, et rien ne me plaît plus que les ruines romaines.
Je ne sais si Hérode aurait apprécié, mais sa ville est devenue un genre de parc d'attractions. Le site se divise en trois parties: 1/ les ruines proprement dites, arpentées par les groupes 2/ le port et les vestiges byzantins et croisés devenus
 un ensemble de boutiques et de restaurants 3/ un magnifique aqueduc dans le sable , qui sert de mur d'escalade aux petits et aux grands qui jouent sur la plage.
Bref, ça manquait d'ambiance antique, si vous voyez ce que je veux dire.
Le port et les vestiges croisés

moi dans l'antique hippodrome

le théâtre antique



sans commentaire

la mer est très belle, tout à fait transparente

les remparts byzantins
l'usine électrique en fond de décor

l'aqueduc




L'anecdote du jour

Ce matin (tôt, pas dormi beaucoup avec le changement d'heure), je me rends à la gare de Jérusalem en taxi, car la gare est très loin du centre et difficilement accessible en bus. Au guichet des tickets, personne (avant cela j'ai subi une fouille en règle de mon sac à dos); le préposé, revêtu de son châle de prières, est en train de lire le texte du jour en se balançant consciencieusement d'avant en arrière; je n'en crois pas mes yeux (et j'aurais bien voulu faire une photo, mais je n'ai pas osé); il a terminé à son aise, a replié soigneusement son châle avant de s'occuper de moi - heureusement, y avait pas foule. Vous imaginez cela à la gare du midi ?
La gare, justement: minuscule, 2 quais, comme à Ligny... Un train assez confortable, mais pas très propre; et très bon marché.
Pourquoi, me direz-vous, ai-je pris le train pour aller à Tel Aviv alors qu'il y a des bus toutes les 20 minutes? Parce que je veux aller à Césarée (80 km au nord
de TA), et j'ai calculé que c'était le meilleur moyen (et le mec de la réception du YMCA m'a approuvée); j'ai changé à Tel Aviv (où il y a 4 voies, moins qu'à Ottignies) et je suis arrivée à Césarée à 9h18. Pourquoi si tôt ? Parce que le dernier train part de Césarée à 14h et que bien sûr il n'y a  plus de bus non plus. Le sabbat commence le vendredi après-midi. Et le samedi ni bus ni train, donc impossible d'aller à Césarée.
Les trains étaient plein de militaires en we - certains armés jusqu'aux dents.

jeudi 27 mars 2014

La tour du YMCA

Le temps passe, et toujours pas de mari. Alors j'ai abordé deux bonnes femmes (des Chinoises canadiennes !!!) qui traînaient dans le hall et leur ai proposé de monter avec moi. Ce qu'elles ont fait.
C'est évidemment un très beau panorama et une conclusion à ma dernière journée à Jérusalem. Je reconnaissais la plupart des monuments. N'aurai pas tout vu, mais pas mal de choses quand même. Adieu Jérusalem !

PS. Je sais maintenant pourquoi on ne peut monter seul: peur des suicides...

Le musée d'Israël

Aujourd'hui était un jour de musées; après avoir passé 4 heures à Yad Vashem, j'ai passé 3 heures au musée d'Israël, puis encore une heure au Bible's land museum. Le musée d'IsraëL est LE musée de prestige du pays. Sa réputation n'est pas usurpée, il est magnifique sur tous les plans. Archéologie, peinture et arts juifs. Je ne vais pas vous bassiner sur tout ce que j'ai admiré, juste quelques photos avec légendes. Sachez toutefois que j'ai passé une superbe journée à visiter à mon rythme. Tandis que les groupes couraient d'un endroit à l'autre derrière leur guide, sans pouvoir choisir les endroits où s'arrêter.
The shrine of the book, qui contient les manuscrits de la mer morte

la maquette géante de Jérusalem époque du second temple

le jardin de sculptures

un masque en pierre du néolithique

la seule inscription de Ponce Pilate (en provenance de Césarée, où je vais demain)

je ne vous fais pas l'injure de nommer le nom de l'artiste...